Fête nationale : discours de Philippe Leroy.
Vie communale

Fête nationale : discours de Philippe Leroy.

Mesdames et Messieurs les élus, Monsieur le Président cantonal, Messieurs les Anciens combattants.

Ces derniers jours j'avais l'impression que l'hymne national avait été modifié. Les paroles du refrain était "allez la France" ou "on va gagner" et les couplets déclaraient d'abord "on est en demi" puis "on est en finale".

Qu'il fait bon sentir la France entière soulevée par la fierté nationale et unie dans sa diversité, politique, religieuse ou sociale. La Marseillaise a été entonnée à droite et à gauche par les jeunes et les moins jeunes. C'est une musique de fond qu'on entendait dans les tribunes des stades mais également à tue-tête dans les rues et sur les places de nos contrées. Le drapeau tricolore est brandi avec fierté. Les Français montrent leur joie d'être français. Les Français veulent croire en une France qui gagne.

Et alors j'ai réalisé que ce n'était pas pour la Fête nationale mais pour la Coupe du monde de Football. Vive le sport qui crée cette fougue, cette joie de vivre, cette fierté. Vive le Foot !!!

Et si nous nous prenions à rêver en ce jour de fête nationale, d'une France qui veuille gagner, de Françaises et de Français qui soient fiers de leur pays. "On ne joue pas une finale, on la gagne". On peut s'étonner de voir tant de liesse pour le football et un pays peu mobilisé quand il s'agit de son avenir, de l'avenir de ses enfants. Alors donnons-nous les moyens de gagner. Certes, pendant les séries, on monte en puissance mais il est temps de passer au-delà des séries et là on gagne ou on perd. Alors, pour cela il faut que toute l'équipe, même ceux qui sont sur le banc, le staff et le sélectionneur tirent dans la même direction. Il faut que chacun joue pour tous sans mise en valeur de l'égo des uns ou des autres. Il faut un véritable contrat de confiance où le sélectionneur fait confiance et dit clairement ce qu'il attend des uns et des autres, où tous s'y retrouvent sans qu'il y ait des gagnants et des perdants. Il faut accepter de se réformer nos performances et obtenir le meilleur résultat. Il faut un bel état d'esprit où chacun donne le meilleur de lui-même pour un seul but : rapporter la coupe pour tous.

Et aujourd'hui devant le monument aux morts, comment ne pas penser à ceux qui ont donné leur vie pour que la France gagne. Je me prête à rêver de Françaises et de Français en liesse sur les Champs-Élysées, chantant la Marseillaise pour dire en ce jour de fête nationale que la France ne joue pas, elle gagne. Alors, il n'y aura plus de gagnants et de perdants et j'ai le sentiment qu'on aura réuni les conditions pour être champions.

Pardonnez ce moment de rêve. On est le 14 juillet, fête nationale, merci à ceux qui sont venus ici ce matin. Il est vrai que le match de foot, c'est demain. Vive la France, on est en finale, on va gagner demain si on travaille bien en équipe.

À franqueville-Saint-Pierre, le 14 juillet 2018.

Philippe Leroy, maire.